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Recyclage des EPI : enjeux et solutions pour un avenir durable

Sommaire

La crise sanitaire mondiale a profondément changé nos habitudes. Elle a aussi généré une nouvelle forme de pollution massive. Masques, gants, blouses et autres équipements de protection individuelle (EPI) sont devenus omniprésents. Ces objets, essentiels à notre sécurité, sont majoritairement à usage unique. Une fois utilisés, ils deviennent des déchets complexes.
Leur accumulation représente un défi environnemental et sanitaire majeur. Comment gérer cette montagne de plastique ? Les filières traditionnelles sont-elles adaptées ? Existe-t-il des solutions de recyclage viables et sécurisées ?

Chez Keenat, nous avons transformé ce problème en opportunité. Nous avons développé une solution complète et innovante. Cet article explore les enjeux liés aux EPI et aux Textiles Sanitaires à Usage Unique (TSUU). Il vous présente ensuite notre approche circulaire pour leur donner une seconde vie.

En résumé :

La crise sanitaire a amplifié l’usage des Équipements de Protection Individuelle (EPI) et des Textiles Sanitaires à Usage Unique (TSUU), générant une pollution plastique massive – milliards de masques, gants et blouses jetés chaque mois. Composés principalement de polypropylène, ces déchets mettent des siècles à se dégrader, menaçant les écosystèmes et la santé publique. Pourtant, les filières traditionnelles (incinération, enfouissement) peinent à les gérer, en raison de leur complexité matérielle (mélange de plastiques et métaux) et des risques sanitaires qu’ils représentent.
Keenat propose une solution circulaire innovante pour transformer ces déchets en ressources. De la collecte sécurisée (via des box dédiées) à la décontamination et au broyage, en passant par la transformation en granulés de plastique recyclé, la filière permet de boucler le cycle : les EPI usagés deviennent de nouveaux objets (mobilier, pièces automobiles, etc.). Cette approche réduit l’impact environnemental, renforce la conformité réglementaire (loi AGEC) et valorise la démarche RSE des entreprises et hôpitaux, tout en offrant une traçabilité complète des déchets recyclés.

L'ampleur du défi : L'impact des EPI et TSUU​

Photo masque broyé Keenat, sensibilisation, collecte, recyclage et valorisation des déchets

Une montagne de déchets plastiques​

L’utilisation des EPI a explosé ces dernières années. On parle de milliards de masques chirurgicaux jetés chaque mois dans le monde. Ces produits sont composés principalement de polypropylène. C’est un plastique dérivé du pétrole. Sa dégradation dans la nature prend plusieurs centaines d’années.
Cette situation a créé un nouveau flux de déchets considérable. On retrouve ces masques et gants dans nos rues, nos rivières et nos océans. Ils menacent directement la biodiversité.
 

Le cas spécifique des TSUU

Le problème va au-delà des masques. Il concerne tous les Textiles Sanitaires à Usage Unique (TSUU). Cette catégorie inclut :
 
  • Les blouses de protection,
  • Les charlottes et sur-chaussures,
  • Les champs opératoires,
  • Les lingettes de désinfection.
 
Ces TSUU sont massivement utilisés dans le secteur de la santé. Mais aussi dans l’industrie agroalimentaire, la recherche ou l’industrie pharmaceutique. Leur composition, souvent un mélange de fibres plastiques, les rend difficiles à recycler.
 

Des risques sanitaires et environnementaux​

Leur mauvaise gestion pose deux problèmes majeurs. D’abord, un risque sanitaire. Les EPI usagés peuvent être porteurs de contaminants. Les jeter dans la nature ou dans les poubelles classiques peut contribuer à la propagation d’agents pathogènes.
Ensuite, un risque environnemental. En se dégradant, ces plastiques libèrent des microparticules. Ces microplastiques infiltrent les sols, l’eau et entrent dans la chaîne alimentaire. L’impact à long terme de cette pollution est encore mal connu, mais les scientifiques sont très inquiets.
 

Les limites des filières de recyclage traditionnelles​

Face à ce nouveau déchet, les systèmes existants ont montré leurs limites. Il est impossible de jeter un masque dans le bac de tri jaune. Plusieurs raisons expliquent cela.

Le problème de la contamination​

Le premier obstacle est le risque biologique. Un EPI est par définition un objet potentiellement contaminé. Les centres de tri classiques ne sont pas équipés pour gérer ce risque. Traiter ces déchets nécessite un protocole de décontamination pour protéger les opérateurs et éviter toute contamination croisée.
 

La complexité des matériaux

Un masque chirurgical semble simple. Pourtant, c’est un objet multi-matériaux. Il contient du polypropylène (les 3 couches), une barrette nasale en métal et des élastiques. Le recyclage efficace impose de séparer ces différents composants. Cette étape, complexe et coûteuse, n’est pas réalisable dans les filières de tri standards.
 

Un manque de filières dédiées

Jusqu’à récemment, il n’existait tout simplement pas de filière industrielle dédiée au recyclage des EPI et TSUU en France. La grande majorité de ces déchets finissait donc en enfouissement ou en incinération. Ces deux solutions sont pourtant les moins vertueuses sur le plan environnemental. L’enfouissement génère une pollution durable des sols. L’incinération, même avec valorisation énergétique, détruit la matière première plastique.
 

La solution Keenat : une approche innovante et circulaire​

Face à ce constat, Keenat a mobilisé son expertise en économie circulaire. Nous avons développé une filière complète, de la collecte à la valorisation matière. Notre solution transforme ce déchet complexe en une nouvelle ressource.
 

Étape 1 : la collecte sécurisée et dédiée​

Tout commence sur le lieu d’utilisation. Nous mettons à disposition de nos clients (hôpitaux, entreprises, collectivités) des box de collecte spécifiques. Ces contenants sont clairement identifiés. Ils permettent aux utilisateurs de jeter leurs EPI et TSUU en toute sécurité, à la source.
Cette séparation est la clé de la réussite. Elle évite le mélange avec d’autres déchets. Elle garantit un flux de matière propre et homogène, prêt pour la suite du processus.
 

Étape 2 : la décontamination et la préparation​

Une fois collectés, les EPI sont acheminés vers notre centre de traitement partenaire. Là, ils subissent une phase de « quarantaine ». Cette étape hygiénise les déchets et élimine tout risque sanitaire.
Ensuite, les matériaux sont broyés. Les différents composants (plastique, métal) sont séparés par des procédés mécaniques. Nous isolons ainsi un flux pur de polypropylène.
 

Étape 3 : la valorisation matière , du déchet à la ressource​

Le polypropylène broyé et purifié est ensuite extrudé. Il est transformé en granulés de plastique recyclé. Ces granulés sont une nouvelle matière première. Ils présentent des caractéristiques très proches de celles du plastique vierge.
Ces granulés peuvent alors être utilisés par des industriels pour fabriquer de nouveaux objets. On peut en faire des pièces automobiles, des pots de fleurs, du mobilier de jardin ou des contenants divers. Le cycle est bouclé. Un déchet potentiellement polluant est réutilisé.
 
Transformation des EPI en matière plastique.

Les bénéfices concrets de la solution Keenat​

Un impact environnemental réduit

Notre solution offre des avantages écologiques clairs. Elle évite l’enfouissement et l’incinération. Elle lutte contre la pollution plastique. Surtout, elle permet d’économiser des ressources naturelles. Chaque tonne de plastique recyclé évite l’extraction de pétrole nécessaire à la production de plastique vierge.
 

Une conformité réglementaire assurée

La législation française et européenne évolue vite. La loi AGEC (Anti-gaspillage pour une économie circulaire) impose le cadre, et l’Arrêté du 8 octobre 2025 en est une parfaite illustration : la responsabilité des producteurs est de plus en plus engagée. Face à cela, notre filière offre une solution clé en main. Elle permet aux organisations de répondre à leurs obligations réglementaires et d’aller même plus loin.
 

Un renforcement de la démarche RSE​

Adopter notre solution, c’est poser un acte fort. C’est un engagement visible en faveur de l’environnement. Pour une entreprise ou un hôpital, c’est une manière concrète de renforcer sa démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises). Cela améliore l’image de marque. Cela fédère aussi les collaborateurs et les patients autour d’un projet porteur de sens.
 

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Sandrine Poilpré

À propos de l’auteure :

Sandrine Poilpré, co-fondatrice de Keenat, est une experte en économie circulaire et gestion des déchets. Son ambition ? Transformer les déchets « oubliés » (masques, mégots, chewing-gums) en ressources durables, pour des entreprises zéro impact négatif. Elle accompagne grands groupes et collectivités dans leur transition écologique, notamment via le recyclage des EPI.

Questions fréquentes

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Quels types d'EPI et TSUU peuvent être recyclés par Keenat ?​

Nous prenons en charge les masques chirurgicaux, les masques FFP2, les blouses, les charlottes, sur-chaussures en polypropylène, les gants, les chaussures de sécurité, les lunettes, les casques et le matériel auditif. Contactez-nous pour valider la compatibilité de vos déchets spécifiques.

Oui. La sécurité est notre priorité. Les déchets sont stockés puis mis sous quarantaine avant toute manipulation, éliminant tout risque biologique.

Absolument. Nous adaptons nos offres de collecte à la taille et aux besoins de chaque structure, de la PME au grand groupe hospitalier.

Lors du processus de broyage et de tri, les métaux sont séparés du plastique. Ils sont ensuite dirigés vers leur propre filière de recyclage des métaux. Rien n’est perdu.

Keenat fournit à ses clients un reporting de traçabilité complet. Vous recevez un bilan précis des quantités collectées et valorisées, un outil parfait pour votre communication RSE.

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