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Papier, films d’emballage, gobelets, équipements de protection : le plastique s’invite dans presque tous les flux de déchets d’une entreprise, quelle que soit son activité.
Pourtant, face à la multiplication des obligations réglementaires et à la pression croissante des parties prenantes, structurer le recyclage des matières plastiques n’est plus une option pour les organisations engagées dans une démarche RSE.
Voici cinq actions concrètes pour transformer vos déchets plastiques en ressources valorisables, sans bouleverser votre organisation ni multiplier les coûts de gestion des déchets.
En résumé :
Toute société génère, au fil de son activité, plusieurs centaines de kilos de déchets plastiques par an : emballages fournisseurs, consommables de bureau, équipements à usage unique, mais aussi les mégots de cigarettes considérés comme déchets dangereux. Cette pollution, souvent invisible au quotidien, pèse pourtant lourd dans le bilan environnemental de la structure.
Non traités, ces déchets finissent en incinération ou en décharge, deux issues coûteuses et peu compatibles avec les objectifs affichés par les directions RSE.
À l’inverse, une gestion des déchets structurée transforme cette contrainte en levier de performance, mesurable et communicable auprès des équipes comme des clients.
Selon une note du ministère du développement durable, seuls 20 % des déchets plastiques sont recyclés en France. Le recyclage en France du plastique reste structurellement en retard sur ses voisins européens.
Ce retard concerne tous les secteurs, y compris les entreprises de services, longtemps moins directement concernées que l’industrie par les obligations de tri à la source.
LE CHIFFRE QUI CHOQUE
43 % des déchets plastiques collectés sont incinérés avec récupération d’énergie, 24 % sont recyclés et 32 % sont mis en décharge..
Source : Notre-environnement.gouv.fr
Contrairement aux plastiques issus des ménages, collectés par le service public, les déchets professionnels relèvent d’une responsabilité propre à chaque entreprise, avec des obligations de tri et de traçabilité spécifiques dès le premier flux généré.
Cette distinction explique pourquoi une entreprise ne peut pas se contenter de reproduire les gestes de tri domestique : elle doit structurer sa propre filière de recyclage des déchets.
Une fois les flux identifiés, encore faut-il orienter chaque déchet plastique vers la bonne filière de recyclage des déchets. Un tri mal orienté annule une grande partie des bénéfices environnementaux et économiques attendus.
Installer des points de collecte dédiés, clairement identifiés, facilite l’adhésion des équipes et limite les erreurs de tri au quotidien.
Tous les plastiques ne se valent pas face au recyclage. Le polyéthylène et le polypropylène figurent parmi les plastiques les mieux valorisés, tandis que le polystyrène reste plus complexe à traiter.
Prioriser ces familles de matières dans le tri permet de concentrer les efforts là où le recyclage est le plus efficace, avant d’élargir progressivement à tous les plastiques présents sur site.
Dans les usines de recyclage, les déchets plastiques triés sont broyés, lavés puis transformés par une machine d’extrusion en granulés, nouvelle matière première destinée à la vente ou à la fabrication de nouveaux produits.
Cette transformation industrielle explique pourquoi la qualité du tri en amont conditionne directement la qualité du plastique recyclé en sortie de chaîne.
Le recyclage des emballages professionnels suit la même logique que le recyclage du plastique grand public, avec des exigences de traçabilité renforcées côté entreprises.
Sélectionner une entreprise de recyclage fiable est une étape déterminante. Les services proposés doivent inclure a minima la collecte, la traçabilité des flux et un justificatif de traitement conforme.
La simplicité opérationnelle du dispositif (un point de collecte, un prestataire, un reporting régulier) favorise l’engagement durable des équipes, plus que la multiplication des solutions ponctuelles.
Un bon prestataire fournit également un bilan chiffré, source fiable pour documenter votre rapport RSE et sécuriser vos futurs audits.
Sur les sites accueillant du public, ce choix de prestataire conditionne aussi la qualité perçue de la démarche par les visiteurs et les collaborateurs.
Le recyclage matière, qui transforme un déchet plastique en nouvelle matière première, doit toujours être privilégié avant la valorisation énergétique, réservée aux plastiques complexes non recyclables.
Cette hiérarchie conditionne la crédibilité de votre démarche de valorisation des déchets auprès de vos parties prenantes.
Avec Keenat, une part significative de ces opérations de récupération et de valorisation des matières est aujourd’hui assurée par des structures d’insertion ou du handicap, ajoutant une dimension sociale à l’impact environnemental, exploitable dans un reporting CSRD.
Mesurer les volumes collectés, le taux de recyclage effectif et les émissions évitées transforme une intuition en preuve tangible d’engagement, sur tous les sites concernés. L’innovation ne se limite pas aux procédés industriels : elle concerne aussi la manière de rendre ces données lisibles pour les collaborateurs et les partenaires. L’attestation de valorisation des déchets, en apportant une preuve documentée des flux effectivement traités, s’inscrit dans cette logique de transparence. Communiquer sur des résultats mesurés plutôt que sur des intentions renforce la crédibilité de la démarche, sans jamais tomber dans la surpromesse.
Réduire la pollution plastique d’une entreprise ne tient pas à une action isolée, mais à un enchaînement cohérent : diagnostic, tri, filière, valorisation, pilotage. Ces cinq actions, appliquées progressivement, transforment un poste de coût et de contrainte réglementaire en levier RSE mesurable, avec l’appui d’un partenaire comme Keenat pour structurer la démarche.Reste ensuite à choisir le rythme d’application adapté à votre organisation, sans attendre d’avoir résolu chaque flux plastique pour engager les premières actions.
Passez à l’action
Vous souhaitez structurer le recyclage des déchets plastiques de votre entreprise ? Keenat vous accompagne de la collecte à la valorisation.
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Sandrine Poilpré
Quelque lignes :
Entrepreneure engagée, Sandrine Poilpré cofonde Keenat pour accélérer la transition vers des espaces publics plus propres et responsables, en s’appuyant sur la donnée, la pédagogie et l’innovation terrain. Elle pilote le développement de solutions opérationnelles et mesurables aux côtés des collectivités et des entreprises, avec une approche centrée sur l’impact et la collaboration. Sa conviction: transformer les usages au quotidien pour créer des villes plus vivables et durables..
Les emballages, consommables et EPI à usage unique, qui représentent les volumes les plus importants et les plus simples à isoler dans un premier temps.
Le recyclage matière doit toujours être privilégié. La valorisation énergétique ne concerne que les plastiques complexes et déchets dangereux, non recyclables autrement.
Un prestataire sérieux fournit un justificatif de traitement et un bilan chiffré, exploitables dans votre rapport RSE ou lors d’un audit.
Oui, les entreprises sont soumises à des obligations de tri à la source selon leurs volumes de déchets, avec une traçabilité renforcée.
Le polyéthylène et le polypropylène sont parmi les mieux valorisés. Le polystyrène et les plastiques complexes restent plus difficiles à traiter.
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