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Depuis la crise sanitaire, les entreprises, les hôpitaux et les collectivités ont découvert un problème concret auquel peu de structures étaient préparées : que faire des masques chirurgicaux et FFP2 usagés produits chaque semaine ?
Ces équipements de protection individuelle ne rentrent pas dans le bac jaune.
Ce ne sont pas des déchets dangereux quand ils sont non contaminés.
La majorité finit donc en ordures ménagères ou en benne, sans traçabilité ni valorisation.
Pour un responsable HSE, un acheteur hospitalier ou une direction de site, le sujet est désormais concret et de plus en plus encadré réglementairement. Derrière la question du recyclage des masques se cache un enjeu plus large : celui de la gestion des déchets plastiques issus du port du masque massif que la santé publique a rendu incontournable ces dernières années.
En résumé
Un masque chirurgical usagé utilisé dans un bureau, un entrepôt ou un couloir d’hôpital n’est pas automatiquement un déchet dangereux. Tout dépend du contexte d’utilisation. Lorsqu’il est employé dans le cadre de soins à risques infectieux, c’est à dire en contact direct avec un patient porteur d’une pathologie transmissible, il bascule dans la catégorie des déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) et doit suivre une filière réglementée stricte. Mais dans la grande majorité des cas en entreprise, en collectivité ou en établissement médico-social hors zone de soins, les masques usagés relèvent du droit commun des déchets non dangereux ordinaires. Cette distinction est mal connue, et elle crée une confusion qui coûte cher, autant sur le plan organisationnel qu’environnemental.
La loi AGEC (n° 2020-105 du 10 février 2020) a durci les exigences sur la responsabilité des producteurs de déchets et le développement de filières REP. Pour les équipements de protection, une filière dédiée est en cours de structuration, mais elle n’est pas encore généralisée. Ce vide partiel ne signifie pas l’absence d’obligation : toute organisation reste responsable de l’élimination ou de la valorisation de ses déchets dans des conditions traçables, sous peine de sanctions administratives.
à retenir
Composé de polypropylène, un masque jetable met jusqu’à 450 ans à se dégrader dans la nature (Source: WWF).
Avant d’aborder le traitement des masques en fin de vie, il vaut la peine de poser une question en amont : jetable ou réutilisable ? Les masques réutilisables, en tissu, lavables, génèrent moins de déchets plastiques sur le long terme, mais leur production et leur entretien ont eux aussi un coût environnemental.
Dans les contextes à risque infectieux ou en milieu industriel, les masques jetables restent souvent incontournables pour des raisons de certification et d’hygiène. L’impact environnemental du recours massif aux jetables usagés est donc difficile à éviter complètement, il peut seulement être mieux géré en aval, via des filières de collecte et de valorisation structurées.
Les questions posées par les responsables RSE, les acheteurs hospitaliers et les directions de site sont souvent identiques : quelle fréquence de collecte prévoir, quel volume minimum déclenche une prestation, comment obtenir une preuve exploitable dans un rapport RSE ou une réponse à appel d’offres ? Ces attentes sont légitimes, et les réponses varient selon la taille de la structure et la nature de son activité. Un site industriel avec plusieurs centaines de salariés portant des équipements de protection quotidiennement n’a pas les mêmes besoins qu’une PME de trente personnes. Ce qui reste constant, c’est le besoin de simplicité logistique, de solution clé en main, et de justification documentée en aval.
Un point souvent négligé : la question des stocks mis en quarantaine. De nombreuses structures ont accumulé des volumes importants de masques périmés après la période Covid, dont certains ont été stockés dans des conditions incertaines. Ces lots méritent un traitement spécifique, ni jetés en benne ni remis en circulation, et peuvent faire l’objet d’une collecte ponctuelle dédiée avant valorisation.
Plus adaptée aux gros consommateurs d’équipements de protection (établissements de santé, industries agroalimentaires, BTP, grande distribution), cette formule repose sur un conteneur mis à disposition sur site, collecté à fréquence définie, avec un suivi documenté du traitement des masques en aval. Keenat, via sa solution EPI, propose ce type d’organisation clé en main pour les entreprises et structures médico-sociales, avec rapport d’impact fourni à chaque collecte. Ce n’est pas la seule option disponible, mais elle illustre ce que doit a minima inclure un dispositif sérieux : filière réelle, traçabilité BSD, certification de valorisation.
Mettre en place une collecte de masques jetables dans une organisation n’est pas un chantier complexe à condition de ne pas attendre d’y être contraint par la réglementation. Ce type de démarche permet de fiabiliser le reporting RSE avec des données vérifiables, de répondre aux exigences croissantes des donneurs d’ordre en matière de gestion des déchets et des EPI, et d’éviter que des tonnes de déchets plastiques ne finissent en décharge faute de filière identifiée. Ce que permettent les solutions actuelles, c’est de transformer un flux de déchets mal géré en engagement mesurable, avec une traçabilité de la collecte jusqu’à la valorisation. Le point de départ reste simple : estimer le volume annuel d’équipements de protection usagés, identifier les points de génération, et choisir un prestataire qui documente réellement ce qu’il fait des masques usagés collectés.
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Sandrine Poilpré
À propos de l’auteure :
Non. Les masques chirurgicaux et FFP2 usagés ne sont pas acceptés en tri sélectif. Ils nécessitent une filière de collecte dédiée.
Seulement s’il a été utilisé lors de soins à risques infectieux. Hors ce contexte, il relève des déchets non dangereux ordinaires.
La loi AGEC de 2020 pose le cadre. Une filière REP EPI est en cours de structuration mais pas encore pleinement déployée.
Cela dépend du prestataire. Certains acceptent de petits volumes par expédition ; d’autres travaillent par conteneur sur site à partir d’un seuil défini.
Un prestataire sérieux fournit un bordereau de suivi des déchets (BSD) et un certificat de valorisation précisant la filière et les quantités traitées.
Oui. Des solutions de collecte ponctuelle existent pour ces stocks dormants, avec valorisation énergétique à l’issue du traitement.
En partie. Ils réduisent les volumes de masques usagés, mais ne dispensent pas d’une filière de fin de vie pour les masques jetables toujours nécessaires dans certains contextes.
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