Collectez vos mégots à partir de 30€/mois !
À retenir : Les étapes clés du traitement des mégots
Manque de cendriers, comportement ancré, la plupart des fumeurs ne se préoccupent pas vraiment du sort de leurs résidus de cigarette. Le mégot est un tout petit déchet, le jeter est un geste tellement banal qu’au final, ce sont des millions de petits résidus de cigarettes qui sont abandonnés sur la voie publique chaque jour.
Rues commerçantes, terrasses des cafés, arrêts de transports en commun et jardins publics, aucune zone urbaine n’échappe à la prolifération des mégots.
LE CHIFFRE QUI interpelle
En France, ce sont près de 40 milliards de mégots qui sont jetés chaque année, une grande partie finissant dans nos rues, nos rivières et nos océans.
Source : Ministère de la Transition écologique, Feuille de route pour une économie 100% circulaire, 2018.
La transformation des mégots collectés est un processus industriel qui a un coût. Contrairement aux idées reçues, ce service n’est pas « gratuit » pour tout le monde.
La sensibilisation est la clé pour encourager les bonnes pratiques. Il est essentiel d’impliquer à la fois les citoyens, les entreprises et les pouvoirs publics.
| Aspect Clé | Description | Acteurs Concernés | Solution / Stratégie Clé |
|---|---|---|---|
| La problématique | Le mégot est un déchet plastique et toxique (métaux lourds, nicotine) qui pollue massivement l’eau et les sols. | Citoyens, collectivités, environnement. | Mettre en place une collecte dédiée pour éviter la dispersion dans la nature. |
| Le financement | Le traitement a un coût. Il est financé par les entreprises/collectivités et par une éco-contribution des fabricants de tabac. | Producteurs (via la REP), entreprises, collectivités. | Le principe du « pollueur-payeur » via la filière REP gérée par l’éco-organisme Alcome. |
| Le processus | Keenat a développé une méthode de décontamination à sec, brevetée, qui n’utilise ni eau, ni solvant. | Keenat, en tant qu’opérateur industriel. | Un traitement écologique qui prépare le déchet à devenir une ressource, sans sur-pollution. |
| La valorisation | La transformation des mégots en Combustible Solide de Substitution (CSS) pour alimenter les cimenteries. | Keenat, industries (cimenteries). | La valorisation énergétique, privilégiée par Keenat pour son efficacité sur les micro-déchets. |
| Les actions | La sensibilisation, l’installation de cendriers adaptés et les gestes citoyens (cendrier de poche). | Tous : citoyens, entreprises, associations, pouvoirs publics. | Informer pour ne plus jeter, équiper pour bien collecter. |
Partager cet article :
Sandrine Poilpré
Quelque lignes :
Sandrine Poilpré est la co-fondatrice de Keenat, l’entreprise à l’origine de la solution écomégot. Experte des questions de RSE et d’économie circulaire, elle œuvre depuis des années pour développer des solutions industrielles innovantes capables de transformer les déchets en ressources. Son engagement vise à démontrer qu’il est possible de concilier performance économique et impact environnemental positif.
Non, absolument pas. Les mégots jetés dans la poubelle de tri (jaune) ne sont pas traités. Ils sont considérés comme des erreurs de tri et finissent incinérés dans des conditions qui ne permettent pas une valorisation énergétique, voire en décharge.
Oui. Les processus modernes, comme celui de Keenat, sont conçus pour minimiser l’impact environnemental. L’absence d’eau et de solvants dans le processus de décontamination et la transformation en CSS pour remplacer les énergies fossiles sont des exemples concrets d’une approche durable.
Oui, la législation française impose aux entreprises de gérer leurs déchets. De plus, la présence de mégots jetés au sol peut être sanctionnée par des amendes. Mettre en place une solution de traitement est donc à la fois un geste pour l’environnement et une mise en conformité réglementaire.
Oui. La réglementation impose à la collectivité de mettre en œuvre des actions de prévention et de collecte sélective.
Le geste le plus simple et le plus efficace est de toujours jeter ses mégots dans un cendrier, qu’il soit public ou de poche. Participer à des opérations de nettoyage citoyen est également une excellente manière de contribuer.
Oui. Cet acte est considéré comme une contravention de 3e classe pour dépôt sauvage de déchet. Vous encourez une amende forfaitaire de 135 €, minorée à 90 € pour un acquittement rapide et majorée à 375 € pour un retard.
Découvrez nos autres articles