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Chewing-gum : dans quelle poubelle le jeter ?

Sommaire

Un chewing-gum se jette en quelques secondes, sans qu’on se pose vraiment la question de la poubelle chewing gum la plus adaptée, que ce soit dans la rue, à la maison ou sur son lieu de travail. Pourtant, ce geste anodin soulève une vraie problématique de pollution et de gestion des déchets, aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises et les collectivités.

En résumé :

  • Le chewing-gum est un déchet plastique fabriqué à partir de polymères issus du pétrole, pas un résidu naturel.
  • Jeté au sol ou dans l’eau, il met plusieurs années à se dégrader.
  • Jeté avec les ordures classiques, il finit enfoui en installation de stockage ou incinéré, sans valorisation dédiée.
  • Il ne doit pas rejoindre le bac de tri sélectif : il contamine le flux plastique recyclable.
  • Une collecte séparée, en entreprise comme en collectivité, permet de l’orienter vers une valorisation énergétique.
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Chiffre clé :

5 ans, c’est le temps de dégradation d’un chewing-gum dans la nature. En mer, il faut compter 25 ans. Source : ministère de l’Intérieur

Pourquoi le chewing-gum jeté au sol pollue-t-il autant ?

Un chewing-gum n’a rien de naturel : il est fabriqué à partir de polymères issus du pétrole, au même titre qu’un plastique classique. Jeté au sol ou dans l’eau, il ne se décompose pas facilement et reste pendant des années, une source de pollution visible.

L’impact environnemental de la pollution plastique par les chewing-gums dépasse largement le geste isolé d’un instant : à l’échelle d’une ville, ce sont des milliers de traces collées sur les trottoirs qui s’accumulent chaque jour.

Ce nettoyage a un coût : les services techniques des collectivités utilisent souvent de l’eau chaude à haute pression pour décoller les chewing-gums incrustés, une opération gourmande en énergie, en eau et en heures de travail, alors qu’une poubelle se trouve pourtant à proximité dans la plupart des cas.



Pourquoi le chewing-gum jeté au sol pollue-t-il autant ?

Ni l’une ni l’autre, en toute rigueur. Jeté dans les ordures ménagères classiques, le chewing-gum est enfoui en installation de stockage ou incinéré avec le reste des déchets, sans passer par une filière de valorisation spécifique.

Le déposer dans le bac de tri sélectif n’est pas non plus la bonne réponse : sa base en gomme, composée de polymères synthétiques, n’est pas acceptée par les filières classiques de recyclage des emballages plastiques et risque de contaminer le flux collecté, au détriment de matières réellement valorisables.

Lorsqu’aucune poubelle n’est accessible dans l’immédiat, mieux vaut envelopper son chewing-gum dans un morceau de mouchoir en papier et le garder en poche jusqu’à trouver un point de collecte, plutôt que de le laisser au sol.

Quel outil de collecte utiliser pour le chewing-gum, en entreprise comme en collectivité ?

Une filière spécifique s’est développée de manière progressive ces dernières années pour isoler ce flux plutôt que de le laisser se diluer dans les déchets courants ou finir au sol. Le principe repose sur un outil simple : un point de collecte identifiable, positionné directement là où le chewing-gum est généré, avec un code couleur ou une signalétique claire pour guider le geste.

La solution freegum de collecte des chewing-gums proposée par Keenat s’appuie sur ce principe, avec un dispositif pensé pour capter le flux au plus près de l’usage plutôt qu’en aval, une fois le geste de jet déjà accompli.

Sur le terrain, la borne de collecte Gum’Box illustre cette approche : un contenant visible, installé aussi bien dans les espaces intérieurs d’une entreprise que dans l‘espace public d’une collectivité, qui rend le geste de tri évident pour les usagers comme pour les visiteurs.

Les chewing-gums ainsi collectés séparément sont orientés vers une valorisation énergétique, généralement via un procédé de récupération de chaleur en filière d’incinération, plutôt que vers un enfouissement sans traitement. Cette énergie produite reste toutefois secondaire face à l’objectif premier : isoler ce flux plastique des circuits classiques. Il ne s’agit pas ici de recyclage matière au sens strict, contrairement à d’autres flux plastiques.

Comment réussir l'application du dispositif sur chaque site, en entreprise et en collectivité ?

La mise en application d’un tel dispositif commence par un repérage des zones où les chewing-gums s’accumulent le plus : accueils, cafétérias, arrêts de transport, entrées d’espaces publics. Vient ensuite l‘installation des points de collecte, idéalement sur chaque site concerné si l’entreprise ou la collectivité compte plusieurs implantations.

Structurer ce dispositif s’inscrit dans une démarche de gestion des déchets structurée, au même titre que d’autres flux déjà pris en charge par l’organisation.

La sensibilisation des usagers reste l’étape déterminante : sans explication du geste attendu, un contenant supplémentaire ne change rien aux habitudes. Un suivi régulier des volumes collectés permet enfin de mesurer l’impact réel du dispositif dans le temps.

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En bref :

Le chewing-gum n’a sa place ni dans la poubelle classique ni dans le tri sélectif : seule une collecte dédiée permet de l’orienter vers une valorisation adaptée, que ce soit en entreprise, en collectivité ou dans l’espace public. Installer un point de collecte identifié, former les usagers et suivre les résultats transforme un geste du quotidien en levier de propreté et d’engagement mesurable.

Ce type d’action trouve naturellement sa place dans une démarche RSE globale, aux côtés des autres leviers de réduction des déchets déjà engagés par l’entreprise.

Passez à l’action : vous souhaitez structurer la collecte des chewing-gums au sein de votre entreprise ou de votre collectivité ? Keenat propose une solution de collecte dédiée, de l’installation des points de collecte au suivi des résultats. Contactez nos équipes pour un diagnostic personnalisé.

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Sandrine Poilpré

À propos de l’auteure :

Sandrine Poilpré, co-fondatrice de Keenat, Sandrine est une experte reconnue dans l’économie circulaire et la gestion des déchets spécifiques. Depuis la création de l’entreprise, elle milite pour transformer les déchets « oubliés » (mégots, masques, chewing-gums) en ressources durables. Sa vision ? Une entreprise ne doit laisser aucune trace négative, seulement de la valeur. Elle accompagne quotidiennement les grands groupes et les collectivités dans leur transition écologique via des solutions innovantes comme l’offre de recyclage des EPI.

Questions fréquentes

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Le chewing-gum se recycle-t-il comme un plastique classique ?

Non. Bien qu’il soit lui aussi composé de matière plastique, sa base en gomme n’est pas acceptée par les filières de recyclage des emballages. Une collecte séparée l’oriente vers une valorisation énergétique dédiée.

Non, il n’existe pas encore de tri sélectif dédié au chewing-gum. Sans point de collecte spécifique à proximité, mieux vaut le jeter dans la poubelle classique, pour ne pas contaminer le flux plastique recyclable.

Cela réduit les coûts d’entretien liés aux résidus collés, améliore la propreté des espaces partagés et sensibilise les équipes à un geste de tri encore peu répandu.

Il est orienté vers une filière de valorisation énergétique, plutôt que vers un enfouissement en installation de stockage sans traitement dédié.

Aucune obligation réglementaire ne cible spécifiquement ce flux à ce jour. La mise en place d’une collecte dédiée relève d’une démarche volontaire, en appui d’une stratégie RSE plus large.

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