Collectez vos mégots à partir de 30€/mois !

Collecte des chewing-gums : lutter efficacement pour la propreté de nos villes

Sommaire

Qui ne connaît pas la sensation désagréable du chewing-gum collé sous sa chaussure ? Les gommes à mâcher envahissent l’espace public comme les lieux privés, devenant un enjeu écologique, urbanistique et social. Second déchet le plus produit au monde après le mégot, le chewing-gum n’est pas biodégradable. Ce petit résidu, à l’important pouvoir de nuisance, nécessite un traitement particulier pour intégrer la vertueuse économie circulaire.

Nettoyage, collecte, valorisation et prévention, Keenat vous explique comment lutter efficacement pour la propreté de nos villes grâce à la collecte de chewing-gums.

En résumé :

  •  Les chewing-gums sont les deuxièmes déchets les plus jetés après les mégots.
  •  Non biodégradables, ils sont très polluants.
  •  Il est possible de les valoriser, mais compliqué de les récupérer.

La problématique du nettoyage des chewing-gums

Si le chewing-gum est un tout petit déchet, son nettoyage est un vrai casse-tête pour les communes comme pour les commerçants, les écoles ou les entreprises.

Pourquoi le chewing-gum est-il aussi collant ?

La matière plastique qui le compose présente une forte adhérence à la plupart des surfaces. Coriace, il résiste aux intempéries et même aux détergents.

Ce déchet complexe à éliminer nuit à la propreté des espaces publics et privés. Il dégrade l’image des villes et des commerces.

Des méthodes de nettoyage coûteuses

Venir à bout du chewing-gum n’est pas une mince affaire. Cette pollution discrète est particulièrement coûteuse en main-d’œuvre et en équipements. Plusieurs méthodes sont utilisées par les agents techniques ou les sociétés spécialisées :

  • La cryogénie ;
  • La vapeur ou l’eau chaude à très haute pression ;
  • Les procédés chimiques, en privilégiant ceux qui sont biodégradables.

Prévenir la pollution des espaces publics par les chewing-gums

La meilleure solution pour empêcher la pollution des chewing-gums et limiter les coûts de nettoyage est d’éviter qu’ils ne se retrouvent sur la voie publique.

Le choix de revêtement des sols

Pour faciliter le nettoyage des chewing-gums, il est possible d’opter pour des sols plus simples à entretenir comme des dalles anti-adhérentes ou des matériaux non poreux. Certains sols sont plus résistants aux machines thermiques utilisées pour décoller la gomme : béton lisse, pierre reconstituée, enrobé spécifique.

Par ailleurs, certains revêtements décoratifs réduisent l’impact visuel des tâches.

Bon à savoir : un revêtement adapté répond à la problématique du nettoyage, mais pas à celle de la pollution.

La sensibilisation et l’éducation des usagers

La seule solution pour lutter contre la pollution des chewing-gums est d’éviter qu’ils ne soient jetés au sol ou collés sur le mobilier.

Grâce à des campagnes de communication, chaque consommateur peut réaliser l’impact colossal de son petit geste qui, selon ses choix, peut agir sur le problème ou sur la solution. Affichages, vidéos, réseaux sociaux ou messages dans les transports en commun, l’objectif est de toucher le public le plus large possible.

Les collectivités et les associations mobilisées en faveur de l’environnement organisent également des actions pédagogiques en milieu scolaire, dans les entreprises ou lors d’événements.

Les solutions de collecte dédiées aux chewing-gums

Pour éviter d’avoir à décoller des milliers de chewing-gums, les collectivités et les entreprises doivent anticiper le problème en mettant des solutions de collecte à disposition des consommateurs. Jeter son chewing-gum à la poubelle c’est bien, le jeter dans un collecteur dédié pour qu’il soit valorisé, c’est mieux !

Les points de collecte

La borne de collecte peut être installée n’importe où, mais il est préférable qu’elle occupe une position stratégique. Un emplacement judicieux est un endroit très passant ou une zone de stationnement. Ce sera par exemple la sortie du métro, les arrêts de bus, les zones scolaires, les abords des terrasses et de manière générale les lieux de forte fréquentation. Pour garantir son succès, la collecte de chewing-gums doit être associée aux différents parcours urbains. Choisir les bons emplacements nécessite une étude de la mobilité des piétons.

La récupération de la gomme est un atout environnemental considérable. Elle est notamment valorisée pour la fabrication de chaussures, de pneus de vélo ou d’objets de décoration.

Bon à savoir : la solution freegum by Keenat s’inscrit parfaitement dans une démarche RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

Le design urbain au service de la propreté

Pour être efficaces, les bornes dédiées à la collecte des chewing-gums doivent être apparentes. Couleurs vives, formes ludiques et matériaux durables, ces mini-poubelles sont intégrées à un mobilier urbain attractif.

La signalétique joue un rôle important pour augmenter leur visibilité. Ainsi, les collecteurs sont accessibles. D’une hauteur adaptée, ils sont également ergonomiques. Certains sont équipés de compteurs, la plupart parés de pictogrammes simples et de messages positifs.

La Responsabilité Élargie du Producteur (REP)

La loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire) en faveur de l’environnement responsabilise les industriels quant à la fin de vie des produits non biodégradables qu’ils fabriquent, dont les gommes à mâcher.

Si les collectivités ont la responsabilité de la propreté de l’espace public, ce sont les producteurs qui sont chargés du financement. La filière REP gère la prévention des mauvais comportements, l’éco-conception des espaces, la collecte et la valorisation des déchets.

Les gommes à mâcher collectées sont acheminées vers des centres spécialisés dans la valorisation des déchets comme Keenat. Transformés en nouveaux matériaux, les chewing-gums entrent dans la dynamique vertueuse de l’économie circulaire.

Partager cet article :

Sandrine Poilpré

À propos de l’auteure :

Sandrine Poilpré, co-fondatrice de Keenat, Sandrine est une experte reconnue dans l’économie circulaire et la gestion des déchets spécifiques. Depuis la création de l’entreprise, elle milite pour transformer les déchets « oubliés » (mégots, masques, chewing-gums) en ressources durables. Sa vision ? Une entreprise ne doit laisser aucune trace négative, seulement de la valeur. Elle accompagne quotidiennement les grands groupes et les collectivités dans leur transition écologique via des solutions innovantes comme l’offre de recyclage des EPI.

Questions fréquentes

4 flèches oranges Keenat Bordeaux, sensibilisation, collecte, recyclage et valorisation des déchets

Quel est l’impact environnemental d’un chewing-gum jeté dans la nature ?

Le chewing-gum est un déchet très polluant. Principalement constitué de polymère plastique, il n’est pas biodégradable. Il met entre 5 et 10 ans à disparaître. De plus, il peut être ingéré par de petits animaux, particulièrement par les oiseaux, et leur provoquer des occlusions intestinales fatales.

Oui. Le contrevenant encourt une amende pour dépôt sauvage de déchet. En France, elle s’élève de 68 € à 135 €.

Les collecteurs spécialisés rendent le geste de jeter plus simple. Le fait de séparer les chewing-gums des autres déchets permet de les recycler. Il est effectivement impossible de les trier au milieu des déchets d’une poubelle classique.

Nous l’avons vu, la collecte des chewing-gums améliore les finances des collectivités en réduisant fortement le budget alloué au nettoyage des espaces publics. Elle renforce le civisme et embellit le cadre de vie.

Sur le plan environnemental, elle diminue la propagation du plastique dans la nature et dans les océans tout en permettant de valoriser ce type de déchets.

Découvrez nos autres articles

4 flèches oranges Keenat Bordeaux, sensibilisation, collecte, recyclage et valorisation des déchets