Collectez vos mégots à partir de 30€/mois !

Mégots et incendie de forêt : comment réduire le risque ?

Sommaire
L’été 2026 restera dans les mémoires. Avec plus de 117 000 hectares partis en fumée, la France vit sa pire saison d’incendies depuis que les satellites mesurent les feux. Neuf départs de feu sur dix ont une origine humaine — et parmi les comportements en cause, le mégot mal éteint jeté au sol occupe une place bien documentée. Agir sur ce geste, c’est agir sur le risque.
 

A retenir :

Cet article a été mis à jour le 5 août 2026 pour intégrer les derniers bilans de la saison des feux et les nouvelles données disponibles sur les causes d’incendie en France.

Un été 2026 hors norme : la France bat ses records d'incendies

L’été 2026 marque un tournant. Dès fin juillet, le précédent record annuel de surfaces brûlées en France — établi en 2022 avec 66 300 hectares — était déjà largement dépassé. Plus de 117 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, selon les données satellitaires du système européen EFFIS/Copernicus. C’est une première depuis le début des mesures.
 
Plus de 220 000 personnes ont été évacuées. Des dizaines de départements ont été touchés. Et les causes ne sont pas toutes identiques : malveillance, activités économiques, foudre, imprudences diverses. Mais dans ce contexte de sécheresse et de canicule prolongée, chaque geste compte.
 
Le mégot est une des premières causes des départs d'incendie

Les principales causes documentées

Selon l’Observatoire des forêts françaises, voici la répartition des incendies dont la cause est connue, sur la période 2010-2023 :
 
Ces chiffres sont issus de la base de données BDIFF, qui ne couvre toutefois que la moitié des feux enregistrés. Les causes des autres sinistres restent inconnues ou non renseignées. Il faut donc les lire avec précaution : ils donnent une tendance, pas une photographie exhaustive.
 
Ce qui est certain : les imprudences individuelles — dont le jet de mégots — constituent une part significative des feux évitables.
 

Chiffres clés à retenir

DonnéeSource
+117 000 hectares brûlés en France en 2026 — nouveau record historiqueEFFIS / Copernicus, juillet 2026
9 feux sur 10 ont une origine humaine en FranceMinistère de l’Intérieur, dossier de presse juin 2026
En zone méditerranéenne (1998-2021), 39 feux par an en moyenne sont liés à un jet de mégot — dont 15 ont dépassé 100 hectaresMinistère de l’Intérieur, dossier de presse juin 2026
24 % des Français déclarent jeter leurs mégots par la fenêtre de leur voitureÉtude Ipsos / Vinci Autoroutes, 2024

Le mégot : petit déchet, risque réel

Un mégot semble inoffensif une fois jeté. Pourtant, sa température peut encore dépasser 700°C au moment de l’impact. S’il atterrit dans de l’herbe sèche, des feuilles mortes, des aiguilles de pin ou un buisson desséché, il peut déclencher une combustion lente. Et le vent fait le reste.
 
En France, le dossier de presse du ministère de l’Intérieur de juin 2026 précise que, en zone méditerranéenne entre 1998 et 2021, 39 feux par an en moyenne étaient liés à un jet de mégot. Parmi eux, 15 dépassaient chaque année 100 hectares. Des incendies importants, donc — déclenchés par un geste qui prend moins d’une seconde.
 

Un comportement encore bien trop répandu

Malgré les campagnes de sensibilisation, les habitudes évoluent lentement. Une étude Ipsos réalisée pour Vinci Autoroutes en 2024 révèle que 24 % des Français admettent jeter leurs mégots par la fenêtre de leur voiture. Ce chiffre monte à 42 % en Île-de-France. En Occitanie, région pourtant très exposée au risque incendie, il atteint encore 28 %.
 
Plus préoccupant encore : un sondage publié fin juillet 2026 — en plein cœur de la saison des feux — indique que 18 % des fumeurs reconnaissent encore avoir jeté leur mégot au sol ou depuis un véhicule. Même face à l’actualité, le réflexe ne change pas automatiquement.
 
C’est précisément là que les équipements jouent un rôle.
 

L'été 2026 en détail : les principaux incendies

Voici les sinistres les plus marquants de l’été 2026, avec les causes documentées au 5 août :
 
IncendieBilanCause connue
Forêt des Landes (Gironde, Landes)~42 000 ha, 88 pompiers blessés, 240+ bâtiments détruits, +20 000 personnes évacuéesNon liée à un mégot dans les bilans officiels consultés
Fontainebleau (Seine-et-Marne)+2 000 ha, plusieurs communes évacuéesHypothèses accidentelle et criminelle à l’étude — aucun lien établi avec un mégot
Biscarrosse / Parentis-en-Born (Landes)+2 500 ha, +23 000 personnes évacuéesDépart le long d’une route départementale — cause non attribuée officiellement
Diois (Drôme)~4 200 ha parcourusFoudre (départ le 24 juin), reprise due au vent
Cazilhac / Carcassonne (Aude)~100 ha, ~100 personnes évacuéesEmbrasement d’un véhicule sur l’A61
Gros Bessillon (Var)En cours au 5 aoûtCause non établie
 
Ce bilan le confirme : tous les incendies de l’été 2026 ne sont pas causés par des mégots. Certains résultent d’actes volontaires (162 incendiaires ont été arrêtés cet été), d’accidents de véhicules ou de phénomènes naturels. Mais dans un contexte de sécheresse extrême, tout départ de feu — quelle qu’en soit la cause — peut dégénérer rapidement. Et les mégots restent une cause évitable, documentée et significative.
 

Ce que dit la loi depuis 2023

La loi du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre les incendies a durci le cadre légal. Pendant les périodes à risque définies localement, il est désormais interdit de fumer dans l’ensemble des bois et forêts du territoire national, ainsi que dans un périmètre de 200 mètres autour de ces espaces.
 
En cas d’infraction ayant causé un incendie, les sanctions peuvent être lourdes :
  • Amende : 3 750 € et jusqu’à 6 mois d’emprisonnement
  • En cas de dégâts importants ou de décès : jusqu’à 150 000 € d’amende et 10 ans de prison
 
Les arrêtés préfectoraux peuvent également renforcer ces restrictions localement, notamment en cas de risque très élevé ou extrême. Avant de fumer à l’extérieur, il est donc indispensable de vérifier la Météo des forêts et les consignes en vigueur dans le département.
 

Réglementation complète

Les bons réflexes pour chaque fumeur

Prévenir un départ de feu lié à un mégot, c’est simple. Cela ne demande que quelques secondes de vigilance supplémentaire.
 
  1. Ne jamais jeter un mégot au sol, dans une haie, dans un fossé ou par la fenêtre d’un véhicule.
  2. Éteindre complètement la cigarette avant de s’en débarrasser — en l’écrasant fermement ou en la mouillant.
  3. Déposer le mégot dans un cendrier adapté ou dans une poubelle sécurisée.
  4. Utiliser un cendrier de poche lorsqu’aucun équipement n’est disponible. C’est petit, c’est pratique, ça peut éviter le pire.
  5. Ne pas fumer en forêt pendant les périodes à risque. C’est désormais une obligation légale.
  6. En cas de départ de feu : s’éloigner, appeler le 18 ou le 112, et ne jamais tenter d’éteindre les flammes seul.

 

Pourquoi les entreprises et collectivités ont un rôle à jouer

La prévention ne repose pas uniquement sur les individus. Dans les espaces accueillant du public — parkings, campings, restaurants, zones d’activités, sites touristiques, aires d’autoroute — l’absence de solution adaptée favorise mécaniquement le jet au sol.
 
Un fumeur qui ne trouve pas de cendrier va jeter son mégot. Ce n’est pas une justification : c’est une réalité comportementale bien documentée. C’est pourquoi mettre à disposition des cendriers visibles, accessibles et bien entretenus est l’une des actions de prévention les plus efficaces et les plus simples à mettre en place.
 
Les établissements situés à proximité d’espaces naturels, de végétation sèche ou de massifs forestiers ont une responsabilité particulière en période de risque élevé. Et cette responsabilité ne se limite pas à respecter la loi : elle s’étend à la protection des personnes, des bâtiments et des écosystèmes environnants.
 

Découvrez comment fonctionne notre filière de collecte et valorisation des mégots — de l'installation du cendrier jusqu'au recyclage des mégots collectés

Installer des cendriers : une réponse concrète et immédiate

C’est la mesure la plus directe contre le jet de mégots. Un cendrier bien placé crée un réflexe.
 
Il signifie clairement : ici, il y a une solution — utilisez-la.
 

Pourquoi un bon cendrier fait toute la différence

Un cendrier extérieur n’est pas un simple pot rempli de sable. Pour être efficace — et ne pas devenir lui-même une source de risque — il doit répondre à plusieurs exigences :
 
  • Être placé aux bons endroits, là où les fumeurs s’arrêtent réellement : entrées, zones de pause, parkings, accès tertiaires.
  • Être visible et identifiable sans chercher.
  • Être installé sur une surface non combustible, loin de toute végétation sèche, haie, paillage ou stock de matériaux inflammables.
  • Être dimensionné pour tenir entre deux vidages sans déborder.
  • Être conçu pour contenir les braises, avec un couvercle anti-vent et un fond résistant à la chaleur.
  • Être vidé régulièrement, avant que les mégots ne s’accumulent au sol autour du dispositif.
 
Un cendrier plein, renversé ou mal positionné est plus dangereux qu’une zone sans cendrier. L’entretien est aussi important que l’installation.
 

Comment bien choisir ses cendriers extérieurs

Quelques critères à garder en tête :
  • Matériau : privilégier l’acier, la fonte ou l’inox plutôt que le plastique.
  • Stabilité : un modèle lestable ou fixable au sol évite les renversements.
  • Capacité : adaptée au flux de fumeurs et à la fréquence de vidage.
  • Couvercle : indispensable pour limiter les risques en cas de coup de vent.
  • Facilité de vidage : un cendrier difficile à entretenir sera rapidement négligé.
 

La collecte et la valorisation : aller plus loin que la prévention

Installer un cendrier, c’est déjà un geste fort. Mais avec Keenat, c’est aussi le point de départ d’une filière de valorisation circulaire.
 
Les mégots collectés ne finissent pas à la poubelle classique — ni, pire, dans la nature. Ils sont acheminés vers une filière dédiée qui permet de les valoriser en matières premières secondaires. Ainsi, un geste de prévention incendie devient aussi un geste pour l’économie circulaire.
 
Face à une saison 2026 historiquement catastrophique, la prévention des incendies de forêt est l’affaire de tous. Les comportements individuels comptent. Mais les équipements collectifs aussi.
 
Installer des cendriers adaptés, c’est agir sur le risque de manière directe. C’est créer le bon réflexe là où il manque. C’est protéger les espaces naturels, les collaborateurs, les riverains et les usagers. Et c’est, chez Keenat, le point de départ d’une démarche circulaire : collecter, valoriser, ne rien gaspiller — pas même un mégot.
 

Partager cet article :

Sandrine Poilpré

Quelque lignes :

Co-fondatrice de Keenat, entreprise spécialisée dans la collecte et la valorisation des déchets industriels complexes (EPI, mégots, TSUU). Forte de son expertise terrain et de sa connaissance approfondie des enjeux réglementaires et RSE, Sandrine accompagne les entreprises dans leur transition vers une gestion plus responsable de leurs déchets.

Questions fréquentes

4 flèches oranges Keenat Bordeaux, sensibilisation, collecte, recyclage et valorisation des déchets

Les mégots sont-ils vraiment responsables des incendies de forêt en France ?

Oui, en partie. Ils ne sont pas la première cause, mais ils constituent une cause documentée et évitable. Selon le ministère de l’Intérieur, en zone méditerranéenne entre 1998 et 2021, 39 feux par an en moyenne étaient liés à un jet de mégot. La grande majorité des incendies (90 %) ont une origine humaine — mégots, travaux, malveillance, barbecues, accidents de véhicules. Le mégot s’inscrit dans cette réalité collective.
Oui, sous certaines conditions. Un mégot peut encore être en combustion à plus de 700°C au moment où il est jeté. S’il tombe dans de la végétation sèche par temps chaud et venteux, il peut déclencher un départ de feu. En été, lors des épisodes de sécheresse, ces conditions sont fréquemment réunies.
Depuis la loi du 10 juillet 2023, oui : il est interdit de fumer dans les bois et forêts et dans un rayon de 200 mètres, pendant les périodes de risque définies localement. Les arrêtés préfectoraux peuvent renforcer cette interdiction. Les contrevenants risquent une amende de 3 750 € et jusqu’à 6 mois d’emprisonnement. En cas d’incendie provoqué, les peines peuvent atteindre 10 ans de prison et 150 000 € d’amende. (Source : Loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre les incendies)
Deux réflexes simples : éteindre complètement la cigarette (en l’écrasant ou en la mouillant), puis conserver le mégot dans un cendrier de poche — un accessoire discret qui se glisse dans une poche ou un sac. À défaut, le mégot refroidi peut être mis dans un emballage hermétique avant d’être jeté dans une poubelle adaptée. Il ne doit en aucun cas être jeté au sol ou en plein air.
Parce qu’un fumeur qui ne trouve pas de cendrier va jeter son mégot. C’est une réalité comportementale. En installant des cendriers visibles et accessibles dans les zones fréquentées — parkings, terrasses, espaces extérieurs d’entreprise — on crée le réflexe de dépôt et on réduit mécaniquement le nombre de mégots abandonnés au sol. Dans les zones exposées au risque incendie, c’est une mesure de prévention concrète et immédiate.

Découvrez nos autres articles

4 flèches oranges Keenat Bordeaux, sensibilisation, collecte, recyclage et valorisation des déchets