Collecte en entreprise

Collecte des mégots en entreprise : mode d’emploi

La gestion des déchets est devenue un enjeu incontournable pour les entreprises, qu’il s’agisse de répondre aux attentes sociétales, de respecter les obligations réglementaires ou simplement d’améliorer la qualité de vie au travail.
 
Parmi ces déchets, le mégot de cigarette occupe une place particulière : petit, discret… mais extrêmement polluant. Face à ce constat, de plus en plus d’organisations choisissent d’adopter une démarche structurée de collecte et de valorisation des mégots, s’appuyant notamment sur des solutions spécialisées comme celles proposées par Keenat.

Ce guide complet vous explique comment initier la collecte de mégots dans votre entreprise, étape par étape, du diagnostic initial à l’implication des salariés, en passant par les bonnes pratiques QSE (Qualité Sécurité Environnement).
 

💡 Ce qu’il faut retenir

  • La gestion des mégots en entreprise constitue un enjeu environnemental, réglementaire et organisationnel majeur.
  • Un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau et met plus de dix ans à se dégrader, ce qui en fait un déchet toxique souvent sous-estimé.
  • Mettre en place des équipements adaptés, organiser une collecte régulière et sensibiliser les salariés permet non seulement de réduire la pollution, mais aussi d’améliorer la propreté, la sécurité et la démarche RSE de l’entreprise.
  • Des prestataires comme Keenat et sa solution écomégot vous offrent des solutions de collecte des mégots en entreprise clé en main.

Table des matières

Pourquoi mettre en place la collecte des mégots en entreprise ?

Un déchet très polluant

Le mégot est un déchet toxique, capable de contaminer jusqu’à 500 litres d’eau. Contenant plus de 2 500 substances chimiques, il met plus de dix ans à se dégrader. Sur un site professionnel, les zones fumeurs peuvent générer de grandes quantités de mégots, souvent laissés au sol, emportés par le vent ou les eaux pluviales.

Un enjeu réglementaire

Au-delà de l’empreinte environnementale, les entreprises doivent aussi composer avec un cadre réglementaire renforcé par la loi AGEC (Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire), qui encourage la structuration des filières de tri. Les mégots entrent désormais pleinement dans la catégorie des déchets nécessitant un traitement adapté.

Un levier QVT et QSE

Installer un dispositif de collecte, c’est également améliorer la propreté du site, limiter les risques de départ de feu, renforcer la qualité de vie au travail et valoriser des actions RSE concrètes et mesurables.
 

Réaliser un diagnostic : la première étape clé

Cartographier les zones fumeurs

Avant d’installer des cendriers et des bornes de collecte, un diagnostic permet de comprendre la production réelle de mégots sur le site. La première étape consiste à repérer toutes les zones où les salariés fument : entrées principales, sorties de secours, terrasses, zones de pause extérieures, parkings, et abris. Un plan du site avec localisation des points de consommation aide à identifier les endroits stratégiques.

Analyser les volumes potentiels

Vient ensuite l’estimation des volumes. Pour cela, il est pertinent d’identifier le nombre approximatif de consommateurs de cigarette et la fréquence des pauses. Une société de 200 salariés comptant 60 fumeurs peut produire plusieurs milliers de mégots par mois. Cette estimation orientera le choix du matériel et la fréquence des collectes.

Identifier les problèmes actuels

Il est également utile d’observer les problèmes actuels : cendriers inexistants, équipements mal placés, zones informelles générant des nuisances, mégots retrouvés dans les caniveaux ou les massifs. Ce diagnostic clarifie les besoins et facilite l’élaboration d’un plan d’action cohérent.

Choisir les bons équipements de collecte

Des cendriers adaptés à chaque espace

Le matériel joue un rôle central : les cendriers extérieurs doivent être pensés pour limiter les odeurs, éviter les départs de feu et résister à un usage intensif. On distingue généralement plusieurs formats : 
 
    – Les cendriers muraux pour les entrées étroites ;
    – Les cendriers sur pied pour les zones très fréquentées ;
    – Les bornes de grande capacité pour les sites industriels ou logistiques ;
    – Les modèles design pour les environnements à forte visibilité.
 
Les entreprises peuvent également opter pour des cendriers ludiques, par exemple des cendriers-sondages, afin de favoriser la participation spontanée des salariés.

Sécurité incendie

Le choix doit aussi tenir compte de la sécurité incendie. Les modèles ignifugés, dotés de dispositifs d’extinction rapides, sont indispensables, en particulier sur les sites soumis à des contraintes QSE strictes. Une implantation réfléchie garantit une circulation fluide et encourage l’utilisation des points de collecte sans perturber l’organisation du site.

Mettre en place la collecte : organisation interne

Fréquence de collecte

Une fois les équipements installés, il convient d’organiser la récupération des mégots. La fréquence dépend du nombre de consommateurs et de la capacité des cendriers, mais aussi des contraintes internes. Dans les petites structures, une collecte des mégots mensuelle peut suffire, sur des sites accueillant plusieurs centaines de salariés, une tournée hebdomadaire s’avère souvent nécessaire. 
 
Les prestataires spécialisés, comme Keenat et sa solution écomégot, proposent des passages réguliers et adaptables selon l’évolution des besoins.

Responsabilité interne

L’entreprise doit désigner un référent interne, souvent rattaché au service QSE, RH ou à la direction technique, chargé du suivi des équipements, du contact avec le prestataire et de la collecte d’indicateurs. Cette personne joue un rôle clé dans la réussite de la démarche, en veillant à maintenir les cendriers propres, accessibles et correctement utilisés. 

Traçabilité

La traçabilité est également un point important. Une filière spécialisée fournit des preuves de traitement (des Bordereaux de Suivi de Déchets Dangereux), des certificats ainsi que des rapports utiles lors des audits QSE ou dans le cadre de la publication d’indicateurs RSE. 
Étapes Actions clés Impact RSE & Bénéfices
1. Diagnostic Cartographie des zones fumeurs et estimation des volumes. Identification des sources de pollution et optimisation du budget.
2. Équipement Installation de cendriers et bornes d’apport
volontaire (écomégot).
Amélioration de la propreté du site et réduction du risque incendie.
3. Collecte Mise en place de rotations adaptées (mensuelles, trimestrielles). Gestion responsable des déchets et conformité réglementaire.
4. Valorisation Traitement des mégots en valorisation énergétique ou matière. Réduction de l’empreinte environnementale et préservation de l’eau.
5. Sensibilisation Communication, nudges et ateliers auprès des collaborateurs. Engagement des équipes et renforcement de la marque employeur.

Impliquer les salariés

Communiquer pour embarquer

La réussite d’un tel dispositif repose avant tout sur l’implication des collaborateurs. Une solution technique, même performante, ne suffit pas : elle doit être accompagnée d’une communication pédagogique et régulière. Les salariés ont besoin de comprendre pourquoi la société initie cette démarche, ce qu’elle apporte concrètement, et comment ils peuvent y contribuer au quotidien.
 
Pour soutenir cette appropriation, les supports de communication peuvent être multiples et complémentaires : affiches prêt des cendriers, messages récurrents sur l’intranet, capsules vidéos, réunions d’équipe dédiées, ou encore interventions d’un expert lors d’un événement QVT ou QSE. L’objectif : créer un environnement où chacun se sent concerné et acteur

Sensibiliser sur les conséquences du mégot

Informer sur l’impact réel du mégot (pollution des ressources naturelles, menace pour la faune, temps de dégradation extrêmement long) constitue souvent un véritable déclencheur. Nombreux sont ceux qui ignorent encore la toxicité d’un simple filtre de cigarette et les conséquences durables d’un mégot abandonné au sol.
 
En montrant clairement comment un geste simple contribue à un impact collectif positif, l’entreprise facilite l’adhésion et mobilise plus efficacement l’ensemble des collaborateurs. 

Gamifier la démarche

Certaines organisations vont plus loin en introduisant une dimension ludique ou participative. Par exemple, un compteur affichant le nombre de mégots valorisés ou un défi entre services encourage l’implication. Ce type d’initiative renforce la cohésion d’équipe tout en favorisant les bons gestes. 

Intégrer la collecte dans une démarche RSE

Le ramassage et la valorisation énergétique ou le recyclage des mégots de cigarette est une action particulièrement intéressante à intégrer dans une politique RSE ou un système de management environnemental. Elle est mesurable, visible et porteuse de sens, ce qui en fait un levier apprécié dans les démarches de labellisation (ISO 14001, Ecovadis, labels territoriaux).
 
     – Les entreprises peuvent suivre des indicateurs simples et valorisables, tels que :
     – Le nombre de mégots collectés ;
     – Les litres d’eau préservés ;
     – La participation des salariés.
 
Ce suivi permet de valoriser les efforts dans le rapport RSE, les communications institutionnelles ou encore dans les échanges avec les parties prenantes externes. Une société qui agit concrètement sur un sujet souvent négligé se démarque positivement auprès de ses clients, partenaires et futurs collaborateurs

Les bénéfices pour l’entreprise

Les avantages d’un dispositif de collecte bien conçu sont multiples. Sur le plan environnemental, il réduit la pollution locale et contribue à préserver les ressources en évitant que les mégots ne rejoignent les réseaux hydrographiques. Sur le plan social, il améliore la propreté des espaces extérieurs et renforce la qualité de vie au travail. Les sites sont plus agréables, mieux entretenus et perçus comme plus respectueux.
 
Sur le plan QSE, la réduction du risque incendie est loin d’être anecdotique, notamment dans les sites industriels ou logistiques où un mégot mal éteint peut provoquer un incident majeur. Enfin, sur le plan de l’image, l’entreprise renforce sa crédibilité en matière d’engagement environnemental et de responsabilité sociétale. De plus en plus de candidats choisissent leur employeur en fonction de valeurs concrètes : agir sur un sujet visible comme celui-ci envoie un signal fort.
À propos de l’auteure : 
 
Sandrine Poilpré est cofondatrice et Directrice Générale de Keenat, entreprise de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) basée à Bordeaux. Experte reconnue dans la gestion des déchets diffus et l’économie circulaire, elle accompagne depuis plusieurs années les entreprises et les collectivités dans leur transition écologique. À travers la solution écomégot, mais aussi via la gestion des masques ou des chewing-gums, Sandrine milite pour une approche pragmatique de la RSE : transformer des contraintes environnementales en leviers d’inclusion sociale et de performance durable.


FAQ - Tout savoir sur la collecte de mégots en entreprise

La collecte des mégots est-elle obligatoire pour les entreprises ?

Si la loi AGEC renforce les obligations de tri à la source, la mise en place d’une filière spécifique pour les mégots relève aujourd’hui d’une démarche volontaire. C’est un levier puissant pour anticiper les futures réglementations et concrétiser ses engagements RSE.

Combien coûte la mise en place d'une solution comme écomégot ?

Le budget varie selon la taille de l’entreprise, le nombre de zones fumeurs et la fréquence de collecte nécessaire. Une solution sur-mesure permet d’adapter les coûts, qui peuvent souvent être intégrés au budget RSE ou Services Généraux (Facility Management).

Quelle est la différence entre le recyclage et la valorisation énergétique des mégots ?

Le mégot étant un déchet dangereux, son recyclage matière est complexe. La valorisation énergétique (transformation en énergie via des unités spécialisées) est aujourd’hui la solution la plus sûre et la plus mature écologiquement pour traiter les volumes importants collectés en entreprise, en garantissant l’élimination totale des toxiques.

Comment impliquer les salariés non-fumeurs ?

La démarche ne concerne pas que les fumeurs. En améliorant la propreté et la qualité de l’air aux entrées des bâtiments, c’est toute la Qualité de Vie au Travail (QVT) qui progresse. Les non-fumeurs sont souvent les premiers ambassadeurs de ces initiatives de propreté.
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